Zone interdite – Locaux contre touristes chaque été c’est la guerre !

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Pendant l’été, certaines stations balnéaires voient leur population multipliée par dix et cela ne va pas sans provoquer quelques étincelles. Les locaux, bien tranquilles le reste de l’année, doivent faire face à l’afflux massif de touristes pendant deux mois et, bien souvent, à leurs nuisances. Incivilités, tapages nocturnes, surpopulation, pollution : les habitants se retrouvent pris en otage dans leur propre ville et vivent un quotidien infernal. Les municipalités, elles, se trouvent face à un dilemme : préserver la manne financière générée par le tourisme tout en protégeant les riverains qui sont leurs électeurs.

À la Grande-Motte (Hérault), 200 habitants sont ulcérés par les paillotes qui transforment les plages en boîte de nuit géante chaque week-end. Certains d’entre eux ont déboursé plus de 20 000 euros pour faire insonoriser leur appartement ! Les victimes ont formé un collectif et sont bien décidées à s’attaquer à ce business très lucratif, quitte à affronter la mairie et les propriétaires des paillottes.

Le littoral français, quant à lui, est bien souvent le théâtre d’une bétonisation massive. Hôtels et résidences secondaires y fleurissent en nombres, parfois même en toute illégalité, au grand dam des résidents. Le château Diter dans le Var en est la parfaite illustration. Philippe Diter a acheté un domaine de sept hectares dans une zone protégée sur les hauteurs boisées de Grasse avec un mas provençal de 200 m² sur la propriété. Il s’est affranchi des permis de construire et a transformé ce mas en un palace de 1 600 m² avec deux héliports et trois piscines. Toute l’année, il y organise des mariages de luxe, des soirées privées et des séminaires d’entreprises. Et là encore, les riverains sont au bord de la crise de nerf.

Mais l’été, la hantise de certaines communes porte un nom : le teknival. Un festival organisé sans aucune autorisation, dont le lieu est choisi au dernier moment et qui rassemble des dizaines de milliers de jeunes chaque été. La commune de Pernay (Indre-et-Loire) est toujours sous le choc : 60 000 festivaliers en quatre jours. En pleine zone naturelle protégée, la mairie a été contrainte de mobiliser, au pied levé, 300 gendarmes et pompiers. En plus des nuisances sonores, les locaux dénoncent la présence de dealers venus alimenter les festivaliers, sans parler des embouteillages monstres et des montagnes de déchets abandonnés après le départ des fêtards.

Des hébergements sauvages en passant par les soirées qui dégénèrent, jusqu’aux problèmes environnementaux, Zone Interdite a enquêté sur cette guerre qui oppose chaque été touristes et locaux.


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